jabiru blues

Publié le par Infini Turbulent


Au printemps dans ce pays les gens guettent l'envol des hérons  et lisent dans leurs trajectoires les présages pour leur vie future. Chaque individu se reconnait dans le vol d'un oiseau en particulier comme deux pièces d'un même morceau s'assemblent. J'ai attendu avec eux. Au bout d'un moment, chacun avait reconnu son héron, mais gentiment ils restèrent avec moi pour m'aider à garder patience. Puis après un autre temps encore, ils ont commencé à se fatiguer d'attendre et ils sont partis, les uns après les autres, en m'encourageant à ne pas désespérer. Depuis, j'attends. Comme je ne sais plus depuis combien de temps, je décide de m'approcher de l'étang. Et là, je le vois enfin, je le reconnais, c'est mon héron! Mais...Il est mort, et empaillé depuis longtemps.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Je te laisse chercher au pays d'Antan. Près de l'étang,j'occupais un nid...
Répondre
S
Emue de te lire et de te retrouver, grand Jabiru, à travers tes jolies pages et tes tranches de vie...
Répondre
I
<br /> <br /> Grand merci, lectrice mystérieuse. A qui correspond ce joli pseudo "Stardust"?<br /> <br /> <br />