Et la faim qui se déploie,
Et les frustrations qui s'accumulent,
Et les richesses qui fuient,
Et la pauvreté qui devient système
N'y peuvent rien,
Même si l'Afrique peut légitimement se poser des questions sur la bienveillance de Celui qui veille sur son destin.
Poser des questions, c'est résister,
S'arc-bouter contre les règles tacites des dominants,
Poser des questions, c'est risqué;
Les courageux disparaissent.
Ils ont enfermé Mandela,
Tué Lumumba et Sankara,
Malcolm X, Biko et 'Nkrumah...
Or, même morts, ils ne se taisent pas;
Leurs idées dansent et mènent combat.
Une foule affamée s'avance,
Qui vient défier l'indifférence des gens d'ici.
Eux donnent du barbelé à qui demande du pain,
Des camps de rétention à qui fuit la prison,
Des horizons de miradors à qui cherche le salut.
De l'indifférence ou un silence très pratique?
Ils dénigrent les Grands Hommes du Continent,
Mais la couleur du sang ne s'efface pas.
Leurs idées dansent et mènent combat
Sur la scène de BABEMBA.
BABEMBA est le titre de la nouvelle création de Serge Aimé Coulibaly, dont la générale m'a inspiré ces quelques mots (ainsi que beaucoup d'émerveillements!) et que vous pourrez voir à partir de demain (vendredi 27 juin) et tout au long du mois de juillet au Tarmac de La Villette à Paris.
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