Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:48

On ne redoute pas assez les tigres ici,

mais il est des chevaux

sensibles à la menace,

incapables de courir droit

et qui galopent

comme des vents tourbillonnants

au bord de l’océan,

couverts d’écume.

 

 

S’égarer dans ses idées comme dans une forêt.


Par Infini Turbulent
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 17:27

 

Tournent autour de nous

Les personnages que nous avons étés aujourd’hui.

 

Ecrivain : Passeur d’ombre en plein désert, passeur d’étoiles dans la nuit chavirante.

 

Petite feuille dans les vents tournants, baladée parmi les flaques huileuses que des miasmes animent chaotiquement.

 

Par Infini Turbulent
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 14:03

 

Moi soluble dans le sensible.

 

Le silence ? Un espace inouï entre les maux.

 

Il me faut terminer mon roman : même les coquillages restent muets en attendant.


 


Par Infini Turbulent
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 12:30

Mots dits à l’oreille d’un caniveau altier qui poursuit, lui, son chemin vaseux :

 

Parfois les étoiles restent sourdes à nos plaintes ridiculement petites. Le reste du temps le soleil nous masque leur mépris. 


 

Par Infini Turbulent
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 23:33

"L'exil est plein d'obstacles, de sauts et de ruptures qui se répètent plus ou moins et rendent difficile la réalisation de tout ce que l'on se propose d'important." (Roberto Bolano, 2666 )

Par Infini Turbulent
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 12:05


Elle,

Distante qui le hante

Miel et sable


Mimosas dans la neige qui font des yeux aux empreintes

Eclatent entre les doigts du promeneur avide

Poussières d’or que le vent emporte mais dont la sensation reste


Elle danse sur ses idées

Leur imprime son rythme, la joie

Les emmène ici, là-bas

Et le funambule accablé ne sait plus où il est

Ne sait plus où aller

Le fil des mots s’est effacé

Le voilà projeté sur le fil des émotions

Vague instable bouleversée qui l’emporte

Sans contrôle

Par Infini Turbulent
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 13:09

5


Combien je me suis retenu d’écrire ! Vous n’imaginez pas les affreux tâtonnements tourmentés dont je vous ai protégés.

 

Méfiez-vous des rêves ! Même les chimères ont des maris, des vies de famille.

 

Je déteste la publicité, ses couleurs criardes, vecteur de la pensée unique et dominante, là pour conditionner tout un chacun en consommateur moyen. Aussi l’apparition d’une fenêtre de pub sur ce blog pose-t-elle un problème majeur (du nom du doigt que je tends à ces envahisseurs, publicitaires aux goûts de parvenus, chantres de la médiocrité) ! Si cette fenêtre ne disparaît pas (je veux encore croire qu’il s’agit d’une erreur…), je changerais d’adresse très rapidement. Vous connaissez des sites d’hébergement sans pub ?

Par Infini Turbulent
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 15:10

Très étrange de se retrouver. Toi, tu n’as pas changée. Tu rougis de la gêne due au silence. Je regarde ailleurs pour ne pas faire peser sur toi des yeux où quoi que je pense personne n’arrive à déchiffrer rien qu’une expression de torpeur bovine.

 

Je suis enfermé sous mon visage, atteint d’une maladie rare. Si je le pouvais, je t’expliquerais que c’est une paralysie totale des muscles du visage, que mes traits sont bloqués ainsi mais que, au-dessous, bouillonnantes, mille émotions se télescopent, s’emboutissent, s’organisent en réseaux fiévreux et inédits… Aucun mot ne peut sortir de ma gorge. J’ai beau les polir, les tourner en tous sens, me concentrer sur les plus précieux, ceux dont on rêve enfant qu’ils seront des caravelles pour visiter l’univers… ceux que je saurais trouver pour te susurrer à l’oreille l’enchantement du monde, pour te révéler leur pouvoir de miroiter le mystère des microcosmes…Inutile, je ne peux pas parler.

 

Se rencontrer dans un hall de gare, après tant d’années ! Tu n’as jamais cherché à prendre de mes nouvelles, sinon tu n’attendrais pas ainsi, à me tourner autour pour que je te parle. Je regarde le tableau des départs pour me donner une contenance. Je ne sais comment tu l’interprètes mais je sens un mouvement de recul pendant que tu m’observes. A présent je vois de la distance dans tes yeux. Ça a été court. Pendant quelques temps une multitude de possibles s’est offerte à moi, j’ai pu croire que quelqu’un me voyait vraiment. Toutes les voluptés du monde m’ont envahi et chaque infime parcelle de cet instant était un ravissement de tous mes sens, avec l’espoir fou de le partager avec toi, parce que tu m’avais connu avant, parce que peut être tu ne t’arrêterais pas à l’apparence…   Dans dix secondes tu vas te réfugier derrière le même regard que les autres. Je ne veux pas, alors, quand j’entends la sonnerie du départ sur un quai voisin, je me précipite dans le dernier wagon sans ticket et sans me retourner, emportant comme un trésor que décidément je ne saurais partager avec personne la poésie clandestine des choses.


 

Par Infini Turbulent
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 14:29

4


Si on me présentait mon angoisse écartelée, là, sur une table de dissection, je dirais ne pas la connaître. L’inversion des rôles me plairait tant que je l’abandonnerais volontiers aux soins des Inquisiteurs.

 

Il n’y a pas de page blanche. Juste du papier en train de se décomposer sur lequel il vaut mieux se dépêcher de tracer quelques  signes avant que chacun ne rejoigne la poussière.

 

L’incuriosité du monde le heurtait au plus haut degré, si bien qu’il ne sortait plus de chez lui non plus.

 

Par Infini Turbulent
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 15:14

3


La maison tremble, un frisson la parcourt jusqu’aux tréfonds de ses fondations, la peur s’est imprimée aux murs. Il est décidément bien difficile de vivre à l’intérieur de son imagination.

 

« Traverse les chemins pour ne suivre que ta voie » me conseilla un jour un serpent qu’un coup de foudre avait raidi au point de l’empêcher de jamais dévier. Aujourd’hui il est marié, a trois enfants et un crédit pour sa maison, qui le rattache comme une laisse à sa niche au bord du chemin. Que de ratages on laisse en friche au bord du chemin !

 

"Emotions censurées

J’en ai plein le container

Je m’accroche au cendrier

M’arrange par les maxillaires (…)

Tête brûlée

J’ai plus qu’à m’ouvrir le canadair

N’essayez pas d’m’éteindre

J’m’incendie volontaire. Volontaire !"           Alain Bashung (1947-2009)

 

 

Par Infini Turbulent
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Présentation

EMERVEILLEMENTS RECENTS

LIVRES :
Le Livre de Dave de Will Self, Le Seuil

JR de William GADDIS, Feux croisés, Plon
Le dernier Monde  de Céline Minard , Denoël

BD :
Ralph Azham -2 tomes de Lewis Trondheim, Dupuis
Le Landais Volant - 3 tomes de Nicolas Dumontheuil, Futuropolis

Comme Un Lundi de James, 6 pieds sous terre 

 


 

Théâtre

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Texte de Serge Aimé COULIBALY et Renaud ANTAL
Spectacle de la Compagnie Faso Danse Théâtre en tournée en ce moment !

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